Architecture Gankpo

Trois briques pour une infrastructure complète.

Gankpo repose sur trois briques techniques indépendantes mais complémentaires : un format de fichier auto-porteur, un modèle d'identité aligné sur les travaux du W3C et de l'EUDI Wallet, et un écosystème logiciel multi-plateformes partageant un même noyau cryptographique en Rust.

Brique 1

Le format .gkp, original électronique auto-porteur.

Un fichier .gkp n'est pas un simple document signé. C'est un conteneur binaire qui transporte, avec le contenu lui-même, l'ensemble des preuves nécessaires à sa vérification : empreinte cryptographique, signatures, certificats de l'émetteur, horodatage, chaîne de co-signatures éventuelles.

Cette auto-suffisance a une conséquence opérationnelle décisive : la vérification peut s'effectuer hors ligne, sur n'importe quel poste équipé d'un lecteur Gankpo, sans contacter aucun serveur distant. Un document signé aujourd'hui restera vérifiable dans dix ans, dans n'importe quelle administration, même isolée.

Structure binaire : magic bytes GKP2, en-tête 64 octets, métadonnées en CBOR canonique (RFC 8949), enveloppe AEAD (ChaCha20-Poly1305 ou AES-256-GCM), chaîne de multisignatures appendable Ed25519.

Brique 2

L'identité à deux niveaux : holder, issuer, verifier.

Gankpo s'appuie sur un modèle largement reconnu : le modèleholder – issuer – verifier, formalisé par le W3C et adopté par le cadre architectural EUDI Wallet de l'Union européenne.

Trois rôles, trois responsabilités :

  • L'émetteur (issuer) — typiquement une autorité étatique — émet un credential signé de sa clé de certification.
  • Le détenteur (holder) — le citoyen ou l'organisation — conserve ce credential dans son wallet mobile, sous son contrôle exclusif.
  • Le vérificateur (verifier) — un agent, un tiers administratif, un employeur — valide le credential sans contacter l'émetteur, grâce au registre de confiance national.

Ce registre de confiance est contrôlé par l'institution adoptante, qui décide quels émetteurs sont reconnus sur son périmètre. Cette architecture découple l'acte de vérification de l'éditeur logiciel : personne d'autre que l'institution concernée ne peut accorder ou retirer cette confiance.

Brique 3

Un écosystème multi-plateformes, un seul noyau.

La confiance numérique ne vit pas dans une seule application. Elle doit être disponible là où les usages ont lieu : au bureau d'une administration, sur le terrain d'un agent mobile, dans le smartphone d'un citoyen, dans l'API d'un éditeur SaaS qui intègre Gankpo dans ses propres flux, dans la ligne de commande d'un intégrateur technique.

C'est pourquoi l'écosystème Gankpo couvre le desktop, le mobile, la tablette, la ligne de commande et l'intégration API. Chaque application partage le même noyau cryptographique en Rust, ce qui garantit une cohérence stricte des formats et des vérifications entre tous les canaux.

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